Serge Berthomieu (Conseiller Municipal PR )Arles P
Conseil Municipal du 30 Novembre 2011
Délibération : Avis de la Commune d'Arles sur le projet de Plan de Prévention des Risques Naturels Prévisibles « Inondations » Anticipé
(dans le PPRIa les Sites : , la zone Nord d'Arles en entier : Lustucru ,Leclerc,fer à cheval ; à trinquetaille :les sites Perret ,papeterie Etienne ,tous les villages de Camargues avec la casi totalité de Salin de Giraud ,une bonne partie de Mas thibert deviennent inconstructible !!!.).
Notre Maire a fait la politique de la chaise vide au réunion de concertation,(confirmé par le sous Préfet voir dans la Provence.)
Serge BERTHOMIEU : Monsieur le Maire, la situation de la ville est grave, et vous n'y êtes pas pour rien. J'ai présidé pendant sept ans à la Chambre de Commerce la Commission de prévention des risques inondations, j'ai participé en cela au Plan Rhône. On vous a souvent alerté sur les digues nord, sur les possibilités de faire toutes les études possibles et imaginables, on avait beaucoup mis en avant, et j'ai fait des déplacements auprès des ministres pour mettre en avant les problèmes de la traversée d'Arles et pour la réfection des quais. Je vous ai alerté à plusieurs reprises depuis que je suis au Conseil Municipal, en juin et septembre 2008, en mai et décembre 2009, et en juillet et novembre 2010, en m'inquiétant que les PPRI étaient pris un peu comme quelque chose qui allait arriver un jour, apparemment il n'y avait pas de concertation. Vous m'avez répondu à plusieurs reprises- je vous prie de lire vos réponses – vous m'avez expliqué que vous faisiez entièrement confiance aux services de l'État, que je ne comprenais pas les fonctionnements, que n'importe comment c'étaient des fonctionnaires qui avaient les capacités de prendre leurs responsabilisés, et que vous faisiez confiance en leur travail. Et puis que vous prépariez des tables rondes, etc. Aujourd'hui on apprend qu'il faut organiser des tables rondes...
Vous êtes donc en train de noyer le poisson, si j'ose dire, comme d'habitude.
D'ailleurs souvent, vous avez fait plus de 350 discours pour justifier l'inaction que l'on vous reproche dans la ville d'Arles, en nous expliquant que vous êtes un pauvre Maire dans une commune qui est inondable à 85% .
A force de le dire, finalement, les services de l'État vous suivent. J'avais aussi relevé le fait qu'il était peut-être délicat d'être à la fois le président du SYMADREM et le Maire d'Arles, et qu'à force de vouloir tout étreindre on finit par mal faire son travail., ou à être absent dans certaines réunions. J'ai relevé que les deux dernières réunions du CTC Plan Rhône, le 17 et le 21 Novembre , notamment le 21 novembre avec le préfet de bassin, vous étiez le seul Maire absent. Alors aujourd'hui vous faites la vierge effarouchée, que peuchère on vous fait du mal, que personne ne vous comprend, je suis désolé, je vous avais averti. Il faut faire de la négociation, il faut aller défendre son projet. Il y a des maires qui, évidemment, ne sont pas contents, on ne peut pas être content de geler des territoires, mais qui ont au moins avancé, qui ont obtenu......
Monsieur David GRZYB : Lesquels?? (agressif)
S BERTHOMIEU : Dans le Gard Notamment...
D GRZYB : On vous a dit que dans le GARD....(inaudible, hors micro) Quels maires sont contents? Dites le nous?
S BERTHOMIEU : Non, je ne vous dis pas que les maires sont contents...
D GRZYB : Pourquoi dites vous des choses? Vous venez de le dire. Quels maires? Est ce que Monsieur Fabre est content? Est ce que Monsieur Rolland ROCHE est content? Est ce que Monsieur Jacky PICQUET est content? Qui est Content?
S BERTHOMIEU : Bien sûr qu'ils ne sont pas contents. Ils ont une population devant eux.
D GRZYB : Nous sommes en contact avec eux, pas plus tard que lundi dernier, et tous ont exprimé un vif mécontentement. Ne racontez pas n'importe quoi!
S BERTHOMIEU:Bien sûr, sauf que je vois que vous êtes pratiquement les seuls...
D GRZYB : Quels maires? Lesquels?
S BERTHOMIEU : Calmez vous Monsieur GRZYB. Il faut accepter qu'il y ait une opposition.
D GRZYB : Je suis calme, Monsieur BERTHOMIEU. Mais excusez moi deux secondes, que vous ayez choisi volontairement de faire de la politique politicienne sur ce sujet...
S BERTHOMIEU : ah non, c'est vous qui en faites.
D GRZYB : Je suis vraiment peiné du niveau dans lequel vous disiez les enjeux du débat ce soir par rapport à ce sujet qui est très important.
S BERTHOMIEU : Une fois de plus on essaie de rabaisser l'interlocuteur.
D GRZYB :Très franchement, on aimerait avoir une autre qualité de débat avec vous. Franchement. Débattre, très volontiers, mais pas débattre n'importe quoi avec des assertions qui sont fausses.
S BERTHOMIEU : Qu'ai je dit qui vous gêne? Je ne vous ai pas avertis? Je n'ai pas parlé des PPRI ici, en Conseil Municipal?
Monsieur le MAIRE : Allez-y, ne vous sentez pas blessé.
S BERTHOMIEU : Il est aberrant que vous prêtiez des mensonges, tout simplement. Vous avez des discussions à géométrie variable. Tout à l'heure vous nous avez fait des discours qui sont des discours politiques, qui sont des discours d'opposant. Vous êtes opposé à tout mais vous n'avez rien fait pour que les choses s'améliorent. Quand on voit que l'on fait la digue nord et puis que la zone Nord n'est même pas en zone constructible … …
D GRZYB : Qui a créé le SYMADREM, Monsieur BERTHOMIEU? Qui? Vous ou nous? Qui protège les citoyens arlésiens? Je me souviens être allé à une digues à Salin de Giraud au mois de novembre 1995, me « geler les fesses » avec Hugues Girard, journaliste, cela se retrouve dans les archives, avec Michel VAUZELLE, pour dénoncer l'incurie après les inondations de 95..
S BERTHOMIEU : Pour dénoncer, vous arrivez à dénoncer. .....(interrompu)
D GRZYB : Le résultat, Monsieur BERTHOMIEU , que nous avons obtenu, c'est que l'État, Monsieur Alain Juppé, premier Ministre à l'époque, a entendu la supplique de Michel Vauzelle pour dire « on ne peut plus recommencer la gestion des digues du Rhône »...
S BERTHOMIEU : Vous êtes l'avocat de Monsieur Vauzelle, ou vous êtes l'adjoint de la Mairie d'Arles?
D GRZYB : ...Et j'en suis très fier. Il faut donc arrêter, Monsieur BERTHOMIEU, de raconter des salades.
S BERTHOMIEU : Je ne raconte pas de salade.
D GRZYB : Nous, nous avons crée le SYMADREM, vous, vous avez fait quoi??
S BERTHOMIEU : Monsieur VAUZELLE était à la réunion? NON...
D GRZYB : Quel est le résultat pour la sécurité des citoyens arlésiens? Quelle est votre œuvre? Qu'aurez vous laissé dans l'histoire d'Arles qui va permettre de protéger, au regard de la situation, les citoyens arlésiens? Nous, et le Maire le préside, nous avons crée le SYMADREM. Aujourd'hui vous avez vu le résultat, il n'y a qu'à se balader pas très loin d'ici sur les quais. Qu'avez vous, vous produit depuis tant d'années que vous vous mobilisiez soi-disant sur ce questions qui soit aussi efficace que le SYMADREM? Merci de votre réponse.
S BERTHOMIEU : Les Arlésiens ne nous ont donné aucun pouvoir, alors c'est facile. C'est sur.
Monsieur le Maire : Monsieur BERTHOMIEU, avez vous terminé?
S BERTHOMIEU : Vous avez tort de rigoler, parce que ce sont les Arlésiens qui vous demanderont des comptes, vous n'allez pas toujours dire que c'est … Votre sport national c'est de dire « C'est de la faute à » , « ce n'est jamais ma faute »...
Monsieur le Maire : Monsieur BERTHOMIEU avez vous terminé?
S BERTHOMIEU : Vous :« Je suis Maire, je suis vice-président du Conseil général, je suis le bras droit de Monsieur Guérini, je suis le bras gauche de Monsieur Vauzelle, je suis président du SYMADREM, je suis président du Parc », et vous n'êtes pas au courant de ce qui se passe dans les services de l'État, et on vous sort un PPRIa, peuchère, vous n'aviez pas compris. Franchement, vous nous prenez pour des imbéciles. Vous prenez les Arlésiens pour des imbéciles.
Je pourrai continuer mais.......
Monsieur le Maire : C'est pour que je puisse vous dire deux mots au regard de ce que vous avez dit. Oui, effectivement, j'ai l'honneur de présider le SYMADREM, à la demande d'ailleurs des deux présidents de région du Languedoc Roussillon et de Provence Alpes Côtes d'Azur, et effectivement je suis assisté de vice-présidents, et entre Gille DUMAS et Jean-Luc MASSON, ils se rendent systématiquement Valence, à Lyon, sur les réunions de concertation avec le préfet, étant entendu que j'assure les réunions de concertation lorsqu'elles se tiennent pour le schéma Rhône Aval.
En ce qui concerne les travaux qui ont été réalisés, je vous ai dit que nous avons investi 180M Euros
sur les 360 qui seront investis. Sur ces 180 qui ont été investis ces sept années passées, 140 l'ont été dans la traversée d'Arles et sur le territoire des Bouches du Rhône, 40 l'ont été sur le territoire du Gard – puisque vous savez que l'on conserve un certain nombre de principes d'équité républicaine qui s'attachent à la solidarité entre l'amont et l'aval, la rive droite et la rive gauche, on réalise les travaux en ce moment sur la rive gauche pour pouvoir réaliser ensuite ceux sur la rive droite. Effectivement, je me suis rendu à plusieurs réunions de la Chambre de Commerce. Vous avez, à juste titre, dit que vous aviez des responsabilités importantes au regard des travaux de lutte contre les inondations. Chaque fois, avec les collègues élus de la Chambre de Commerce qui vous accompagnent, on a pu faire le point de l'ensemble des travaux, et d'ailleurs on souligne en toutes circonstances la qualité et l'expertise des entreprises qui sont amenées à intervenir, soit directement au moment des points d'urgence- et il y a des entreprises de très grande qualité à Arles qui sont représentées à la Chambre consulaire-soit sur les programmations de travaux. Je n'ai donc absolument rien d'une vierge qui serait effarouchée par quiconque ou par quoi que ce soit dans ce domaine-là! Il ne s'attache pas à un effarouchement ni à une prise en considération d'éléments qui ne seraient pas communiquée puisqu'ils font l'objet, ,bien sûr, de toutes les conditions de publication.
Effectivement le territoire de la commune d'Arles est inondable dans sa partie agglomérée à 85%, c'est la réalité, personne ne peut nier cela, et y compris les documents en font foi. Ce qui important ce n'est pas le document que nous avons ce soir, c'est que ne soit pas lié l'inondabilité mais le risque d'inondations avec la constructibilité. Et dans toute la doctrine Rhône il a bien été mis en évidence que l'inondabilité d'un territoire ne signifiait pas son in constructibilité. Et ce soir nous avons abordé différents domaine qui pouvaient donner à connaître des développements à partir d'un territoire qui a toujours été inondé dans son histoire.
Ce que je dis simplement, c'est que lorsque les services experts de l'État nous demandent de mettre en œuvre ces dispositions nous leur faisons des propositions, et lorsque l'on nous restitue des documents, aucune de ces propositions ne sont prises en considération, et ces propositions ont été faites par des Mairies qui appartenaient à la droite ou à la gauche, où Michel VAUZELLE était Maire, où j'ai eu des responsabilités, comme ce soir, mais où aussi Monsieur CAMOIN a eu des responsabilités, puisque le premier Plan de Sauvegarde de Sécurité date de 1993 et 1994, avant l'élection de la municipalité qui a été présidée par Monsieur VAUZELLE. Mais force est de constater aussi que s'il n'y avait pas eu la volonté des trois présidents de région en 1998, jamais nous n'aurions pu engager des travaux de ce montant-là et de ce niveau-là.
Je vous remercie de la qualité de nos débats et de vos propositions. Notre Marianne, Monsieur Sayn Urpar, n'a pas les yeux du hibou, et notre république ont pris acte de la volonté de nous tous de travailler ensemble pour le développement d'Arles. Je vais vous proposer de voter cet avis. Je vous remercie de ce débat qui a été important et clair, et de la qualité de vos interventions.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Votre avis...